Où bruncher à Colmar : La Bonneterie, l’adresse du quai de la Poissonnerie qui réveille les matins
À Colmar, certains lieux donnent l’impression d’avoir toujours été là. Pourtant, La Bonneterie, au 10A rue de la Poissonnerie, raconte d’abord une métamorphose. À deux pas du marché couvert, l’ancienne bonneterie a laissé ses bobines et ses outils. À la place, des assiettes qui sentent l’œuf qui crépite, la tomate confite, la mie chaude. Et, selon l’heure, un verre de crémant qui attrape la lumière.
Cette adresse se glisse dans le rythme de la Petite Venise, sans singer le décor. Les pas y mènent souvent après une balade matinale le long de la Lauch. On franchit la porte avec l’idée d’un café rapide, puis la carte retient plus longtemps. Le brunch, servi sur une large amplitude, installe une douceur rare : de 9h à 15h les jours d’ouverture. De quoi étirer la matinée, sans regarder sa montre.
La réputation n’est pas un bruit vague. La maison affiche une note de 4,7/5 fondée sur 614 avis Google 🏅. Ce chiffre ne remplace pas une expérience, mais il dit un point simple : la régularité. Un cappuccino soigné un jour de pluie, un service attentif un dimanche bondé, une assiette qui arrive chaude et nette, même quand la salle bourdonne.
Pour suivre le fil conducteur, une petite scène revient souvent. Camille et Théo, couple fictif mais crédible, ont leurs habitudes : ils arrivent vers 9h40 un jeudi. La ville est calme. Ils commandent un café de spécialité, observent le bar central, et se laissent convaincre par une assiette plus complète que prévu. Deux heures plus tard, ils ressortent avec l’impression d’avoir “gagné” une matinée entière. Ce genre de sensation, c’est souvent ce que l’on cherche en brunch, non ?
La suite a du charme, car l’adresse ne se limite pas aux tartines. Elle a deux visages : le jour pour le brunch, le soir pour les assiettes à partager. Le prochain arrêt, c’est le lieu lui-même : sa matière, ses lignes, et ce qu’elles changent dans l’ambiance.
La Bonneterie à Colmar : une rénovation sensible entre ossature industrielle et chaleur douce
Avant d’être une table, La Bonneterie est un volume. On sent encore la mémoire d’un atelier et d’un garage, avec cette ossature industrielle qui ne cherche pas à se cacher. L’équipe d’architecture Lucquet Architectes Associés a consacré huit mois à la rénovation, en gardant ce qui fait la force du lieu. Les lignes droites, les hauteurs, le côté “atelier” qui respire. Puis, une chaleur plus actuelle est venue se poser dessus, comme une couverture légère.
Les matériaux jouent la franchise : surfaces brutes, bois bien choisi, touches de métal. Rien n’est clinquant. Les luminaires design accrochent l’œil sans voler la vedette aux assiettes. Et ces fleurs séchées disséminées ici et là ajoutent une note simple, presque domestique. Un détail qui compte, surtout quand le brunch est un moment de repos. Qui a envie de s’attabler dans un décor trop dur ?
Un point fait souvent la différence : les tables sont espacées. Cela semble banal, mais à l’usage, c’est précieux. La conversation reste à vous. Les silences aussi. Une famille peut prendre son temps sans sentir qu’elle gêne. Un duo peut parler doucement, comme dans un salon. Cette intimité, rare dans les lieux très fréquentés, donne envie de revenir.
Le bar central : le cœur visible où naissent cafés, pâtisseries et limonades maison
Le regard se pose vite sur le bar central. C’est là que tout s’assemble, sans mystère. On devine la routine du matin : tasses qui chauffent, mousse de lait bien montée, gestes calmes. Les pâtisseries maison s’y préparent aussi, avec cette odeur de sucre discret, jamais agressif. Et quand vient l’envie d’autre chose qu’un café, les limonades ont un parfum d’herbier : thym, cannelle 🍋. Des saveurs familières, mais amenées avec tact.
Camille, dans la scène fil rouge, aime observer ce ballet. Elle repère un serveur qui dépose une boisson froide sur une table voisine, et un autre qui coupe le pain pour un plat salé. Ce qui se joue là, c’est une forme de confiance. Quand la préparation se voit, la promesse devient plus solide. Un lieu “vrai” ne se fabrique pas seulement avec une déco. Il vit dans ces gestes répétés, propres, sans précipitation.
La cour intérieure et la terrasse : respirer Colmar dès les beaux jours
Quand le temps s’adoucit, la cour intérieure change l’expérience. La terrasse capte une lumière plus calme que celle des rues touristiques. On y entend moins le passage, plus le cliquetis des verres. Un brunch au soleil, même court, prend une autre saveur 🌿. Et si une averse arrive, le repli en salle se fait sans frustration, car l’intérieur reste accueillant.
Ce décor, pensé comme un écrin sans excès, prépare bien au sujet suivant : l’assiette. Car à La Bonneterie, l’esthétique n’est jamais une fin. Elle sert une carte qui tient sur la durée, du premier café au dernier toast.
Brunch à La Bonneterie : carte généreuse, produits locaux et plats qui tiennent au corps
le brunch est la colonne vertébrale de la maison. Il se tient sur une plage confortable, de 9h à 15h, ce qui évite la course du dimanche. Cette amplitude change tout : le lecteur peut viser un petit-déjeuner tardif, ou un vrai repas, sans se heurter à une fin de service trop tôt. Et quand un lieu sait gérer cette durée, cela dit souvent quelque chose de sa cuisine : organisation, constance, et sens du détail.
La carte met en avant des produits locaux avec des noms qui ancrent l’assiette en Alsace. La farine bio du Moulin Herzog entre dans certaines préparations, et l’on trouve du poulet plein air de Goxwiller. Les confitures maison changent selon l’inspiration, avec des pistes comme l’abricot ou l’églantine. Ici, le local n’est pas une étiquette. Il se sent dans le goût, plus net, moins sucré, moins lourd.
Les plats à ne pas manquer : de la chakchouka aux pancakes, sans oublier les bols frais
Certains choix reviennent dans les discussions, comme des repères. La chakchouka a une place de signature 🍳. Elle arrive rouge et chaude, avec l’œuf juste comme il faut, et cette idée de plat du soleil qui réconforte même en hiver. Les pancakes se déclinent selon l’envie : version saumon, ou version sucrée. Le geste est simple, mais la réussite tient dans la texture, moelleuse sans être molle.
Pour ceux qui veulent un équilibre, les bols jouent une autre musique. Granola, chia pudding, fruits, yaourt, graines. Et pour rester dans le très clair, il y a aussi les œufs bio à la coque avec un toast à la ciboulette. Un plat presque enfantin, mais qui rassure. À l’heure du brunch, ce type de choix apaise.
Le pain mérite son moment à part. Beaucoup d’habitués le remarquent, et ce n’est pas un détail. Un bon pain change le souvenir d’une tartine, d’un houmous, d’un œuf. Il structure le repas. Et quand il est bon, on ralentit, on mâche, on écoute mieux la table.
Une liste simple pour choisir selon l’appétit (et l’humeur) 😋
- 🥚 Envie de chaleur : chakchouka avec pain bien croustillant.
- 🥞 Envie de douceur : pancakes sucrés et boisson chaude.
- 🐟 Envie de salé chic : pancakes au saumon avec un café long.
- 🥣 Envie de frais : granola ou chia pudding avec fruits.
- 🍔 Envie “repas” : burger maison ou mezze bowl.
Pour Camille et Théo, la scène continue : un jour, ils viennent avec une amie qui “ne mange pas trop le matin”. Elle choisit un bol et un café. Eux prennent plus consistant. Personne ne se sent à côté. Le brunch, quand il est bien pensé, évite de juger la faim des autres. Il s’adapte, sans faire de sermon.
Après le jour, vient le soir. Et c’est là que La Bonneterie surprend souvent : même adresse, autre tempo, et une table qui se partage plus qu’elle ne se “commande”.
Soirées mezze et cocktails à La Bonneterie : tapas, vins d’Alsace et lumière tamisée
À partir de la fin d’après-midi, le décor prend une autre couleur. Du jeudi au samedi, dès 17h, l’atmosphère bascule. Les voix se font plus basses, la lumière se pose, et l’idée n’est plus de “bruncher” mais de s’attarder. Le lieu garde sa chaleur, mais change de posture. On ne vient plus pour bien démarrer la journée. On vient pour la terminer avec douceur 🍸.
La table se construit alors en petites assiettes. Le mot “mezze” dit bien ce qu’il faut : partager, picorer, commenter. Les influences du Proche-Orient et du Sud se croisent. Un houmous retravaillé, des falafels version maison, des tapas chaudes et froides. Ce format convient aux groupes comme aux duos. Il enlève la pression du “bon choix”, car on goûte plusieurs choses.
Boissons : crémants, vins et cocktails maison pour accompagner le partage 🥂
Côté verres, l’Alsace garde sa place. Les vins d’Alsace et les crémants accompagnent bien les assiettes salées. La bulle, souvent, rafraîchit les épices. Les bières artisanales locales parlent aussi aux amateurs de houblon, surtout quand la soirée s’étire. Et puis il y a les cocktails créatifs à signature maison, pensés pour faire écho à la cuisine, sans noyer les saveurs.
Pour illustrer, on peut suivre un autre petit tableau de scène. Un vendredi, Théo arrive après une journée dense. Il n’a pas faim “comme pour un repas”. Il commande deux tapas, partage un mezze avec Camille, et prend un cocktail. Ils ressortent plus légers qu’après un dîner complet, mais avec le sentiment d’avoir vécu un vrai moment. Cette forme de soirée a un avantage : elle laisse de la place à la promenade après, le long des quais.
Un rythme de service qui compte quand la salle se remplit
Le succès d’une adresse du soir se joue aussi sur la cadence. Trop lent, on s’agace. Trop rapide, on se sent poussé dehors. Ici, la lumière tamisée aide à ralentir, mais l’équipe garde le mouvement. Les assiettes à partager favorisent aussi une rotation naturelle : on commande par vagues, on s’adapte, on ajuste. Le lecteur qui vient en groupe y trouve souvent une solution simple : goûter plus, sans se perdre dans les plats.
Et comme tout ce qui est désiré demande un minimum de stratégie, la question suivante arrive d’elle-même : quand venir, comment réserver, et comment éviter l’attente au mauvais moment ?
Réserver un brunch à Colmar : horaires de La Bonneterie, attente le week-end et conseils pratiques
La Bonneterie a une organisation claire, qui évite les malentendus. Pour le brunch, les petites tables viennent sans réservation. Cette souplesse plaît, car elle laisse de la place à l’imprévu. Une balade qui s’allonge, un marché couvert qui retient, et l’on arrive quand même. En revanche, pour les groupes, la règle est simple : à partir de 6 personnes et jusqu’à 12, un contact en amont est attendu 📞.
La réservation se fait par appel au 03 67 30 13 23 ou via message Instagram. Pas de demande par e-mail. Ce choix peut surprendre, mais il a un avantage : une réponse plus rapide, et moins de fils perdus. Le soir, les réservations sont accueillies sans contrainte particulière jusqu’à 12 personnes, ce qui aide à organiser un anniversaire discret ou un dîner d’équipe à taille humaine.
Horaires complets : une amplitude rare pour un brunch à Colmar ⏰
| 📅 Jour | 🕘 Horaires | 🍳 Brunch | 🍸 Soirée mezze & cocktails |
|---|---|---|---|
| Lundi | 9h–18h | ✅ 9h–15h | ❌ |
| Mardi | Fermé | ❌ | ❌ |
| Mercredi | Fermé | ❌ | ❌ |
| Jeudi | 9h–23h | ✅ 9h–15h | ✅ 17h–22h |
| Vendredi | 9h–23h | ✅ 9h–15h | ✅ 17h–22h |
| Samedi | 9h–23h | ✅ 9h–15h | ✅ 17h–22h |
| Dimanche | 9h–18h | ✅ 9h–15h | ❌ |
En semaine, hors vacances scolaires, l’accès est souvent fluide. Le tempo de Colmar change alors, plus local, moins pressé. En revanche, le week-end et les jours fériés, une fenêtre se détache : entre 10h30 et 13h30, l’affluence grimpe. Une attente peut monter à 45 minutes au pic ⏳. Ce n’est pas un drame si cela se prévoit. Une petite promenade sur les quais, un passage au marché couvert, et l’attente se transforme en prélude.
Trois conseils pratiques aident aussi à mieux vivre le brunch à Colmar, surtout quand plusieurs adresses se trouvent dans des zones piétonnes. La question du stationnement revient vite, et il vaut mieux l’anticiper plutôt que de tourner en rond. Et l’été, la terrasse change l’envie : on choisit parfois un lieu pour sa lumière autant que pour sa carte.
- 📞 Pour les grandes tablées : anticiper (groupes 6 à 12), sinon le placement devient difficile.
- ☀️ En saison douce : viser les heures calmes pour profiter de la terrasse, surtout le dimanche.
- 🚗 Penser stationnement : peu de places au plus près, mieux vaut venir à pied depuis le centre.
la scène brunch à Colmar a pris de l’ampleur en quelques années. Il y a cinq ou six ans, l’offre était plus rare. Aujourd’hui, l’appétit des Colmariens et des visiteurs a dessiné un vrai parcours gourmand. Après La Bonneterie, d’autres lieux méritent un détour, chacun avec son style et son rythme.
Autres idées pour bruncher à Colmar : salons de thé, cafés du centre-ville et brunchs d’hôtels
La Bonneterie s’inscrit dans un paysage plus large. Colmar aime les tables qui prennent le temps, et cela se voit dans la variété des lieux. Certains jouent la délicatesse du salon de thé, d’autres la convivialité d’un café de centre-ville, d’autres encore le confort des hôtels avec buffets. Le lecteur peut alors choisir selon le moment, le budget, ou l’envie d’un cadre plus feutré.
Pour garder le fil, Camille et Théo ont une règle : une adresse “plaisir” pour les dimanches lents, et une adresse “simple” pour les semaines chargées. Ce principe évite de répéter toujours la même chose. Et il aide à comprendre que le brunch n’est pas qu’un repas. C’est une façon de vivre la ville.
L’Artémise : brunch esprit anglais, service à heure fixe et thés choisis ☕
Dans le quartier historique, L’Artémise joue une ambiance anglaise assumée, avec un brunch présenté comme un plateau d’afternoon tea. Le salé et le sucré se répondent : club sandwiches, pâtisseries de saison, fruits frais. Le choix de thés est large, avec des mélanges maison, et des boissons caféinées plus originales (sésame latte, chaï latte, matcha latte).
Le brunch se vit en un seul service à table, mais la maison organise deux créneaux : 11h et 13h. La réservation est requise. Le prix annoncé tourne autour de 29,90 € 💷. Une option végétarienne est possible si elle est signalée. Les ajustements peuvent aussi se faire pour certaines contraintes, ce qui rassure quand on vient en famille.
MOKKA : brunch du dimanche au cœur du centre, tartines et granola 🥖
MOKKA se situe en centre-ville, Grand Rue, avec une terrasse agréable en été. Le brunch du dimanche a un esprit direct : une partie salée avec tartine composée et houmous avec pain pita, puis une partie sucrée avec un roll caramel beurre salé et un granola bowl. Une boisson chaude et une boisson froide complètent la formule. Le prix se situe autour de 25 €.
Là aussi, deux services reviennent souvent, vers 11h et 13h. La réservation reste recommandée, surtout quand la ville se remplit. L’option végétarienne se demande simplement, à la réservation ou sur place. Ce café convient bien aux lecteurs qui veulent un brunch généreux, sans cérémonie, dans un cadre clair et chaleureux.
Tinto : brunch à composer, boissons colorées et esprit café actuel
Tinto a vu le jour en 2023. On y vient pour travailler un peu, lire, ou s’accorder une pause. La formule complète du week-end se situe autour de 24 €, avec un brunch à composer à la carte. On trouve des idées plus “café contemporain” : egg-muffins, club sandwich, pain perdu salé, et côté sucré des pancakes avec topping, bol de granola, brioche perdue.
Les boissons attirent aussi les curieux : café de spécialité, pink latte à la betterave, black latte au sésame noir. Des options végétariennes existent sur la carte. Le lieu convient bien à ceux qui aiment décider au dernier moment, et ajuster selon la faim.
Brunchs d’hôtels autour de Colmar : buffets, parking et dates à noter 🏨
Pour ceux qui veulent une formule buffet, les hôtels ont des arguments pratiques, surtout la question du parking. Le Greet Hôtel, route de Bâle, met en avant une démarche éco-responsable et anti-gaspi, avec un brunch buffet à certaines dates. En 2026, deux dimanches ressortent : 31 mai et 28 juin, en réservation uniquement. Le tarif est autour de 30 € (et un prix réduit pour les enfants). Les boissons chaudes en libre-service et quelques recettes “régressives” marquent l’esprit, avec un espace jeux pour les petits 👧.
L’Hôtel L’Europe, à Horbourg-Wihr, organise un brunch dominical une fois par mois. Le buffet salé met en avant charcuteries et fromages de producteurs, avec un plat cuisiné qui change selon la saison. Le buffet sucré est vaste, avec viennoiseries et pâtisseries. Le tarif annoncé se situe autour de 39 €, avec des dates en 2026 comme 21 juin, 19 juillet, 16 août, 13 septembre, 11 octobre. Parking gratuit, et espace enfants, là aussi.
Enfin, pour un dimanche plus habillé, L’Esquisse au Champ de Mars organise un brunch le premier dimanche du mois, avec buffets raffinés, boissons chaudes, jus frais et un verre de crémant. Les dates d’été 2026 mentionnées incluent 5 juillet et 2 août, puis une date indiquée début septembre. Le tarif se situe autour de 59 € 🥂. Cela vise un moment plus cérémonieux, quand on veut marquer le coup.
Ce panorama aide à choisir selon l’envie du jour. Mais si un seul lieu doit résumer l’équilibre entre un matin gourmand et une fin de journée plus intime, La Bonneterie reste une base solide, car elle sait changer de visage sans perdre son âme.

Architecte d’intérieur de formation, journaliste maison depuis quinze ans, installée dans une vieille maison de pays restaurée pierre par pierre entre Lyon et le Beaujolais.